Certains groupes se reconnaissent avant la première note. La Nils Landgren Funk Unit fait partie de ceux-là : une section rythmique qui claque, des cuivres bien en avant et, au milieu, ce trombone rouge devenu la signature de son leader. Le lundi 2 novembre à 20h, la formation s’installe au New Morning, dans le 10e arrondissement, pour une soirée qui promet de faire bouger la salle.
L’histoire démarre en 1994. Nils Landgren vient de rejoindre le label ACT, fondé par Siggi Loch, et son groupe s’appelle alors simplement Unit. Le patron du label y ajoute un mot. Quand le tromboniste lui demande pourquoi, la réponse tient en une phrase : c’est ce qu’ils jouent. Le nom est resté, et il n’a jamais été démenti depuis.
Trente ans plus tard, la Funk Unit a publié douze albums et enchaîné les tournées sur plusieurs continents. Le dernier en date, « Raw », est sorti le 28 juin 2024 pour fêter cet anniversaire. Il a été enregistré dans un studio de Palma de Majorque, dans une ambiance détendue, loin de la pression du calendrier. Le groupe y défend toujours la même recette, un mélange de soul, de rhythm & blues et de jazz, porté par un credo qu’il répète depuis des années : « Music knows no borders, music is freedom ».
Nils Landgren, lui, n’a plus rien à prouver. Le Suédois a joué avec ABBA, Quincy Jones, Herbie Hancock ou encore Wyclef Jean. Il dirige le festival Jazz Baltica depuis 2012 et a monté, au Kenya, le projet humanitaire « Funk For Life » avec Médecins sans frontières. Il fête cette année ses 70 ans, et rien n’indique qu’il compte ralentir.
Sur les dates européennes de cette tournée, il est entouré de Magnum Coltrane Price à la basse, Andy Pfeiler à la guitare, Jonas Wall au saxophone ténor, Petter Bergander aux claviers et Robert Ikiz à la batterie. Le groupe sera à Hambourg la veille du concert parisien, puis repartira vers l’Allemagne dès le 4 novembre.





































