Tout commence dans le New Jersey, au milieu des années 60. Kool grandit à Jersey City, dans une maison où le jazz fait partie du décor : Miles Davis, John Coltrane, Thelonious Monk bercent son adolescence. En 1964, avec son frère Ronald au saxophone et quelques copains de quartier, il monte un groupe qui s'appelle d'abord The Jazziacs. Ils ont à peine quinze ans et déjà une idée fixe : faire danser les gens sans jamais renier le swing.
Rebaptisé Kool & The Gang en 1969, le collectif s'impose avec un funk nerveux et instrumental, nourri d'improvisation et de cuivres. « Jungle Boogie », « Hollywood Swinging », « Open Sesame » : les titres des années 70 deviennent des classiques des dancefloors, samplés par des générations de producteurs et repris par le cinéma, de Saturday Night Fever à Pulp Fiction.
Le virage des années 80 change l'échelle. Avec l'arrivée du chanteur James « J.T. » Taylor et la production d'Eumir Deodato, figure du jazz-funk brésilien, le groupe invente un son plus soyeux, plus pop, sans perdre son groove. « Ladies' Night », « Celebration », « Get Down on It » ou « Cherish » font le tour du monde. « Celebration » reste, aujourd'hui encore, l'hymne des mariages, des victoires sportives et des fins de soirée.
Les années ont emporté les frères d'armes : Ronald Bell en 2020, puis d'autres compagnons de la première heure. Kool, lui, tient la barre et continue de faire vivre ce répertoire, sur scène comme dans l'esprit. Une basse, un sourire, et la même envie qu'à quinze ans : que ça bouge.
Joyeux anniversaire, Kool.





































