Joy Crookes a 28 ans : la soul londonienne qui ne triche pas

Joy Crookes a 28 ans : la soul londonienne qui ne triche pas
Joy Crookes, 2021 / DR

Dans la soul britannique, certaines voix s'imposent sans faire de bruit. La sienne a fini par se faire entendre bien au-delà de Londres. Ce vendredi, on lui souhaite un joyeux anniversaire.

Elle est née le 9 octobre 1998 à Lambeth, dans le sud de Londres, et a grandi à Elephant & Castle, entre un père, une mère et des origines bangladaises et irlandaises. À la maison, ça tourne beaucoup : de la soul, du reggae, du jazz, de la pop. Joy Crookes fête aujourd'hui ses 28 ans, et elle a déjà fait entendre à quel point cet héritage-là lui colle à la voix.

Cette voix, on la reconnaît vite. Un grain chaud, un peu rauque par moments, capable de glisser du murmure à l'éclat sans jamais forcer. Elle a longtemps circulé en cercles d'initiés avant de s'imposer avec « Skin », son premier album sorti en 2021. Le disque entre dans le top 5 des ventes au Royaume-Uni et décroche des nominations aux BRIT Awards et au Mercury Prize. Pas mal pour une chanteuse qui n'avait pas encore 23 ans.

Quatre ans plus tard, « Juniper » arrive à l'automne 2025. Elle y chante à la première personne, sans filtre : l'amour, le corps, l'anxiété, les hypocrisies de l'industrie musicale. Le titre fait référence à un conifère qui tient bon dans les conditions les plus rudes, et ce n'est pas un hasard. Vince Staples vient poser un couplet sur « Pass the Salt », Kano répond sur « Mathematics », et Joy Crookes garde la main du début à la fin. Le disque est plus nuancé que le précédent, selon elle, et on l'entend : les arrangements sont plus sobres, l'écriture plus directe.