Quand on pense aux Red Hot Chili Peppers, on pense rock alternatif, qui frise parfois même avec le rap, le funk, mais pas une seconde on ne pense au jazz. Pourtant, un de leurs membres fondateurs est un véritable amoureux de cette musique : on parle évidemment de Flea, le bassiste australien du groupe. Un artiste qui baigne dans la musique depuis son enfance, lui dont la mère s'est remariée avec le jazzman Walter Urban à ses 8 ans. Le remuant bassiste vient de dévoiler son tout premier album solo, "Honora", imprégné de sonorités jazz.
Un album de dix titres dévoilé le 27 mars, et qui ne contient que deux featurings : un avec Thom Yorke et un autre avec Nick Cave. Cependant, tout au long du projet, on le retrouve accompagné d'autres musiciens jazz comme Jeff Parker, Josh Johnson, Anna Butterss et Deantoni Parks. Le disque est assez spécial et on conserve quand même cet aspect "alternatif" sur plusieurs morceaux, comme dans l'intro, "Golden Wingship". D'autres, par contre, sont résolument jazz, comme "A Plea" avec ses cuivres et sa ligne de basses très groovy, ou encore "Traffic Lights" avec Thom Yorke. Ce qui est certain, c'est qu'on ne s'ennuie pas un seul instant sur cet album, qui sort pourtant des formats habituels des Red Hot, avec des morceaux qui durent parfois 10 minutes.
Visiblement, cet album fait l'unanimité, en tout cas auprès de la presse française, avec des critiques dithyrambiques de la part des Inrocks, de l'OBS ou du magazine Rolling Stone, et on les comprend : c'est avec plaisir qu'on découvre chaque nouveau morceau du projet. Une prise de risques payante pour Flea et sa trompette, et on espère qu'il va continuer dans ce créneau, qui lui va très bien !





































