L'hécatombe est horrible dans le milieu musical depuis quelques semaines, et cette satanée mort ne semble pas vouloir s'arrêter de frapper. Après Abdullah Ibrahim, Gérard Brémond, ou encore le légendaire producteur Clive Davis, c'est un autre monument de la "pop culture" et de la musique qui vient de s'éteindre cette semaine. Victor Willis, chanteur principal et membre fondateur des Village People, vient de nous quitter le 30 juin 2026, à l'âge de 74 ans, et il emporte avec lui son sens du rythme inimitable et sa capacité à insuffler de la bonne humeur à chaque chanson.
Les membres des Village People ont annoncé la triste nouvelle via un post Facebook assez émouvant, dans lesquels ils déclarent que le chanteur est décédé d'une "maladie brève mais agressive", et que la famille demandait à respecter son intimité, nous n'iront donc pas plus loin dans les détails sur ce sujet. Ce qu'on peut dire en revanche, c'est que Victor Willis était un vrai pilier de la scène disco dans le monde entier, en plus d'être un symbole d'ouverture d'esprit et de tolérance, notamment au sein de la communauté LGBT. Car avec les Village People, le chanteur n'aura eu de cesse de faire des pied de nez aux clichés masculins/machistes pendant tout le début de sa carrière, dans les années 70/80.
Mais il aura surtout été à l'origine de certains des tubes les plus écoutés au monde, encore aujourd'hui, comme "YMCA", "Macho Man" et bien d'autres chansons qui continuent de faire danser les gens en soirée près de 50 ans après leur sortie, ce qui n'est pas donné à tout le monde. La musique de Victor Willis est devenue si populaire, que l'US Navy en personne a utilisé le morceau "In The Navy" comme outil de promotion, mettant même un destroyer à disposition du groupe pour le tournage du clip.
Pas si mal pour un enfant du Texas né à Dallas, fils d'un responsable de l'Eglise Baptiste, qui avait commencé en chantant du gospel avant de basculer vers le jazz, la soul, puis le disco avec lequel il connaîtra un immense succès. Willis va tout de même par quitter brièvement les Village People dans les années 2000, pour aller performer dans les plus grands stades lors de matchs de baseball. Il enregistrera un seul album solo, "Solo Man", qui sortira en août 2015, 35 ans après son enregistrement. Un véritable esprit libre, décomplexé, dont la musique aura rassemblé tout le monde, quel que soit le bord politique : "YMCA" a même fini par être récupéré par Donald Trump lors de sa campagne. Un comble, pour un morceau qui était un hymne gay dès sa sortie, d'être récupéré par un politicien ultra-conservateur, mais c'est aussi ça la force de la musique.
On adresse nos condoléances à ses proches, et à tous ceux qui, autour du globe, trouvaient dans sa musique du réconfort, de la joie et de l'énergie positive.





































