Tout commence dans un magasin d’instruments. Ben Harper grandit à Claremont, en Californie, où ses grands-parents ont ouvert dans les années 1950 le Folk Music Center, à la fois boutique et musée. Il y apprend à restaurer des guitares avant d’en faire son métier.
Le premier disque, Pleasure and Pain, date de 1992, enregistré avec son ami Tom Freund. Virgin le signe aussitôt et publie Welcome to the Cruel World en 1994, puis Fight for Your Mind l’année suivante. The Will to Live, en 1997, le fait connaître du grand public. Sa marque est déjà là : la guitare posée à plat sur les genoux, jouée en slide, et un répertoire qui puise dans le blues, le folk, le gospel, le funk, le reggae et la soul sans jamais s’enfermer dans un genre.
La France a vite adopté ce Californien. En 2003, Diamonds on the Inside l’emmène vers le funk et le reggae, et Rolling Stone France le sacre artiste de l’année. En 2007, il enregistre Lifeline en sept jours à Paris, au studio Gang.
Les rencontres ont aussi façonné sa discographie. Avec les Blind Boys of Alabama, il signe There Will Be a Light, un album de gospel qui lui vaut un Grammy en 2005. Avec l’harmoniciste Charlie Musselwhite, il publie Get Up!, récompensé du Grammy du meilleur album de blues, puis No Mercy in This Land.
Après cinq ans de silence, il est revenu en 2022 avec Bloodline Maintenance, nommé aux Grammy, puis a enchaîné en juin 2023 avec Wide Open Light, un disque épuré où Jack Johnson l’accompagne sur « Yard Sale ». Cette année, Ben Harper et ses Innocent Criminals ont repris la route : l’Espagne en solo au printemps, les festivals européens l’été, puis les États-Unis à l’automne, avec des dates annoncées en Australie et en Nouvelle-Zélande d’ici la fin novembre.





































