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Chaka Khan et Scarlett Johansson unies dans le même combat

Chaka Khan et Scarlett Johansson unies dans le même combat
© Tiffany Rose/Getty Images for Newport Beach Film Festival; Frazer Harrison/Getty Images

Les deux stars, accompagnées par 700 artistes, ont uni leurs forces pour s'opposer à l'utilisation abusive de l'Intelligence Artificielle dans la musique.

L'intelligence artificielle est devenue un sujet central dans nos sociétés actuelles, et elle est même devenue un véritable problème pour l'industrie musicale. Car depuis plusieurs mois, de nombreux morceaux créés par IA arrivent sur les plateformes de streaming et les réseaux sociaux. Alors que l'industrie peine pour le moment à trouver une réponse adaptée au problème, les artistes continuent de se mobiliser pour protéger leur propriété intellectuelle et artistique, et cette semaine on apprend que Scarlett Johansson et Chaka Khan se sont engagées avec une pétition sur ce sujet.

Chaka Khan et Scarlett Johansson figurent en effet parmi les 700 signataires d'une nouvelle tribune nommée "Stealing Isn't Innovation" qui vient d'être lance aux Etats-Unis afin de lutter contre l'exploitation abusive des catalogues musicaux par les logiciels d'intelligence artificielle. Sur le site officiel de la campagne, on peut lire les mots suivants :

Artistes, écrivains et créateurs de tous horizons s’unissent autour d’un message simple : voler notre travail n’est pas de l’innovation. Ce n’est pas du progrès. C’est du vol, pur et simple. Une meilleure voie existe : grâce à des accords de licence et des partenariats, certaines entreprises d’IA ont choisi la voie responsable et éthique pour obtenir le contenu qu’elles souhaitent utiliser. Il est possible de tout avoir : une IA avancée en développement rapide, tout en garantissant le respect des droits des créateurs.

Les instigateurs de la tribune tablent donc sur une position modérée, ne voulant pas totalement interdire à l'IA l'utilisation des catalogues musicaux déjà disponibles : des partenariats, passés en bonne intelligence avec les maisons de disques, les labels et les artistes, afin que chacun puisse y trouver son compte au niveau financier. Mais aussi dans le but de fixer des limites et d'encadrer l'utilisation de l'IA dans le domaine de la création artistique. Car c'est maintenant inéluctable : qu'on le veuille ou non, l'IA fera partie de notre futur.

Mais ce n'est pas une raison pour laisser ces logiciels faire tout et n'importe quoi.