Derrière "Diavola", il y a d’abord un personnage. Gabrielle Cavassa l’a imaginé comme une femme capable d’assumer pleinement ses émotions les plus sombres : la jalousie, la colère, la vanité ou encore la manipulation. Des sentiments qu’elle-même n’osait pas toujours reconnaître. En donnant vie à cette figure, la chanteuse s’est offert une distance avec sa propre personnalité, lui permettant de raconter certaines choses sans se censurer :
"Diavola m’a permis d’être sincère. Elle possède aussi ses qualités, bien sûr, mais elle assume pleinement sa part d’ombre. Sans elle, je serais parfois beaucoup trop timide. J’avais besoin de cette distance. Sur scène, il y a le personnage... et puis il y a la personne que je suis dans la vie."
Diavola, une Italienne sans retenue
Diavola est italienne dans l’imaginaire de Gabrielle Cavassa, un choix qui puise dans ses racines familiales italo-américaines. La chanteuse associe l’Italie à une manière plus directe d’exprimer les sentiments, y compris la colère. Elle oppose cette liberté à sa propre tendance à réprimer ses émotions :
"J'ai souvent eu tendance à réprimer mes sentiments. Diavola, elle, n’a aucune honte de les vivre pleinement. C’est pour cela qu’elle est devenue italienne dans mon esprit."
À la recherche d’une voix sincère
Cette liberté rejoint directement sa conception du chant. Cavassa explique n’avoir jamais cherché à se fabriquer un style, mais plutôt à trouver la manière la plus honnête de chanter. Son objectif : rester libre, dire la vérité, conserver le contrôle de sa voix tout en acceptant de s’abandonner à la musique.
Avec Diavola, cette recherche prend une dimension nouvelle : en passant par un personnage qui assume sa part d’ombre, Gabrielle Cavassa semble avoir trouvé une manière d’être encore plus elle-même. Une distance qui ne l’éloigne finalement pas de son identité, mais lui permet au contraire de l’exprimer avec davantage de liberté.





































